Entrée par Wadi Halfa, Soudan.

De Wadi Halfa à Dongola.Ciel bleu.Températures, 15° le matin, 30° l’après-midi.

mardi 13 février 2007


Aucuns soucis mécaniques.

Chacun des six camions au départ de Wadi Halfa est parti à son rythme vers Dongola, nous retrouverons régulièrement Peter et Sabina qui comme nous, ont la vie devant eux. Stephen de son coté n’a pas eu de chance, une rage de dent l’oblige à couvrir les 700 kilomètres vers Khartoum au plus vite, la tôle ondulée n’a pas dû arranger son affaire. Adieu le bon jambon d’Aoste, Didier doit être au Kenya dans trois semaines.

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accueil Soudan

Porte de l’Afrique noire, le nord Soudan nous accueille avec les sourires de tous, les couleurs des maisons et la tranquillité des bords du Nil. Si la piste sur ce tronçon de trois cents kilomètres n’est que tôle ondulée très éprouvante, nous partageons de nombreux moments d’échanges rieurs avec les riverains du Nil, les Nubiens. Laissés pour compte par le gouvernement, ici au nord l’on attend encore l’électricité, l’eau traitée et le goudron. Hélène dispense quelques soins infirmiers et passe ainsi de long moment de fous rires avec les Nubiennes autrement plus souriantes et curieuses de tout que les égyptiennes. Leurs tôbs, long tissus fins aux couleurs vives, soulignent des traits fins. Marc commence un petit reportage sur les portes des maisons Nubiennes remarquables pour les couleurs et dessins (j’aurai préféré les Nubiennes...) Seul Bucéphale, vidangé et graissé ce matin, tourne le dos aux Mercédès...un rien snob ce Renault.

Voila huit jours que nous sommes arrivés au Soudan sans planning ni road book, nous allons à contre courant du fleuve, par petites étapes. Ici ce sera deux jours passés sur la berge à l’endroit d’un coude du fleuve, le paysage saisi par notre numérique est a n’en pas douter le même depuis des millénaires, à l’exception des motopompes qui ronronnent de leur monocylindre toute la journée. Pas d’échassiers sur cette partie du fleuve, curieusement nous n’en voyons plus un seul depuis le lac Nasser. Là, un arrêt proche deux énormes maisons abandonnées, ou subsistent toutes les traces d’une vie simple, meule à grains, jarres finement décorées. Un autre jour, la visite des ruines de Soleb, temple du 14éme siècle avant JC, l’occasion de faire une traversée en barque du fleuve et de se faire royalement arnaquer par Mister Ab Drabu, 20$ le passage ! Mais c’était si gentiment demandé par madame, enceinte jusqu’au cou ....Nous avions oublié la règle, ne jamais négocier avec une femme quoique ce soit en Afrique. Finalement, nous retrouvant régulièrement avec Peter et Sabina, nous finissons par rester ensemble jusqu’à Karthoum (trois semaines). Un bon team se crée, et chacun de nous apprécie l’amitié qui se noue au fil des jours. C’est pour Hélène, l’occasion d’apprécier les paysages sans stress, car nous nous retrouverons certaines fois dans des difficultés de passage de piste, ou mécaniques. Peter choisi de s’enfoncer dans la boue du chemin jusqu’à mi roue.

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just a little help...

Quelques minutes suffiront à Bucéphale pour le sortir de cette galère ou seul, il serait resté plusieurs heures. Un autre matin, c’est Bucéphale qui est à plat, valves mal serrée, ni contrôlée au passage d’une zone bien sableuse. Peter nous apprendra à regonfler un Tubeless en deux minutes : le camion étant sur cric, injecter dans le pneu un gaz explosif de type nettoyant de frein (Wurth), un peu ! Et l’enflammer, effet spectaculaire assuré mais immédiat, le pneu est collé à la jante, il suffit de finir le gonflage. Un conseil entrainez vous dans un endroit ventilé ! Vers El Kuru, mauvaise coupure pour le pneu de Peter dans un parcours hors piste sur du basalte, nous réparerons tranquillement avec mes emplâtres qu’il n’avait pas et son explosif qu’il m’offre en échange. Se seront de très bonnes soirées aussi, autours de feux et barbecues, sur son grill en granit (génial). Karima, passage sur l’autre rive du Nil, avec nos deux camions qui feront un peu pencher la barge, nous quittons le nord Soudan plein de magnifiques souvenirs et rencontres. Un mois était vraiment le minimum que l’on devait y consacrer et avant de nous faire envahir par le bruit et la chaleur de Khartoum, nous nous accordons deux jours en statique dans le Djebel Abker à observer la colonie de vautours percnoptères, nichée au sommet.

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Vautour pecnoptere

Kartoum, puis Port Soudan, la mer rouge et l’Ethiopie ensuite sont nos prochaines destinations pour les trois mois à venir. Faute de cyber café au Soudan nos carnets de route seront rares.

Carnet de route précédent. Carnet de route suivant. Infos pratiques :

Le visas soudanais pris au Caire coute 100 USD. Le montant des taxes payées à la douane est de 10000 SD, ce qui fait environ 50 $. Une partie est fonction du poids du camion. Aucune taxe locale n’est due et il n’y a pas d’assurance. Tout est coûteux à Wadi Halfa et jusqu’à Dongola nous avons du mal à trouver des légumes et des œufs. Tout vient de Khartoum par camion. Les cigarettes par exemple coutent 1 euros le paquet de dix. Le passage sur le Nil à Karima pour un camion est de 30 livres soit 15$. Le soudan est cher, mais voici trois semaines que nous sommes en autonomie, ce qui nous permet de finir le mois sans avoir dépensé notre enveloppe mensuelle !

 
 

 

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